à propos du projet
En ce moment, la question de l’eau, pensée en termes de bien public accessible ou de ressource privée commodifiée, entraîne bon nombre de débats. Les efforts intellectuels se multiplient afin de résoudre les écueils urgents que sont les pénuries d’eau, la négociation de conflits militaires et politiques au sujet de l’eau, la mitigation de l’impact des changements climatiques sur les bassins versants, ainsi que la contestation de la diversion, de la contamination et de l’appropriation de l’eau. Dans un autre flot d’idées, le rôle de l’eau dans notre imaginaire symbolique et mythique est extrêmement fertile et continue d’être exploré en profondeur.
Penser avec l’eau
Penser avec l’eau va au-delà du pour et du contre, et cherche plutôt les liens entre les vases communicants que sont l’eau, la matérialité, le sens et la théorie. Au cours de ce projet, l’eau agit comme un phénomène écoculturel distinct, à la fois matériel et sémiotique. Comment approfondir considérablement notre compréhension non seulement des épreuves environnementales, mais aussi des relations politiques, économiques et culturelles qui y sont inévitablement rattachées? Comment des perspectives aqueuses de l’éthique, de l’ontologie, de la socialité, de la citoyenneté, de la représentation, de la différence et de la politique peuvent-elles transformer ces catégories fondamentales de la pensée critique ? Finalement, que contribuera un engagement critique avec l’eau, eau-métaphore et eau-matériel, au champ émergent de la théorie culturelle environnementale ? En irrigant nos modes et paradigmes de pensée dominants, nous cherchons à libérer les flots obstrués au sein des théories critiques et culturelles, et à ouvrir vers des articulations plus éthiques, respectueuses et justes avec l’eau, notre sang planétaire.
Les co-organisatrices de ce projet sont Astrida Neimanis, Cecilia Chen, et Janine MacLeod. Prière de vous référer aussi à la page Soutien et financement.