Canada Dry? Water Abundance, Scarcity, and National Identity (v.f.)
Afin d’aborder le sujet de la politique de durabilité, d’envergure et d’identité, cette communication s’intéresse à l’enchevêtrement du nationalisme canadien avec l’eau. Ma communication emploie une défense (très hypothétique) du nationalisme canadien pour exposer l’argument suivant : Le futur de la communauté de durabilité dépend d’une dialectique de la nature humaine, plutôt qu’une simple défense de la localisation ou de la réduction. La première section de la communication présente deux attitudes répandues qui semblent contradictoires : le « mythe de l’abondance » (le Canada en tant que nation riche en eau) et le « mythe de la pénurie » (l’eau du Canada est menacée). La deuxième section présente l’argument que « la pénurie » est un phénomène hautement médiatisé culturellement, « produit » afin de faciliter la hiérarchisation et la domination, concluant ensuite que la durabilité nécessite donc la réduction ou la localisation de la vie sociale. Une telle conclusion, par contre, laisse peu de place au point de vue dialectique de la nature humaine – un point de vue qui entreverrait la définition d’une communauté « à l’échelle humaine » comme étant variable selon les conditions sociales et technologiques. La dernière partie de la communication retourne aux deux mythes afin d’illustrer les problèmes d’une perspective simpliste de la localisation. J’avance que ces deux mythes soutiennent deux élans dominants (et, à nouveau, contradictoires) qui définissent l’identité nationale canadienne : la « pénurie » représentant l’anti-impérialisme d’un côté, et « l’abondance », l’attitude despotique et instrumentaliste (l’approche « technologique ») envers la nature, de l’autre.